01 —
Le problème que les deux solutions cherchent à résoudre
Une installation photovoltaïque produit quand il y a du soleil, pas quand vous consommez. Sans dispositif de stockage, le surplus part sur le réseau et vous est racheté à un tarif nettement inférieur au prix auquel vous rachèterez cette même énergie le soir.
L'écart entre le tarif de vente du surplus et le prix du kWh acheté constitue tout l'enjeu. Stocker, physiquement ou virtuellement, revient à récupérer cet écart. Reste à savoir à quel prix.
02 —
La batterie physique : stocker réellement l'électricité
Une batterie physique, généralement au lithium-fer-phosphate, est installée à proximité de l'onduleur. Elle se charge avec le surplus de la journée et restitue cette énergie en soirée et la nuit, sans passer par le réseau.
Les capacités résidentielles courantes vont de 5 à 15 kWh. Le dimensionnement dépend de votre consommation en dehors des heures de production : un foyer absent la journée et très consommateur le soir tirera plus de valeur d'une batterie qu'un foyer déjà largement autoconsommateur.
Ses atouts : une indépendance réelle vis-à-vis du réseau, la possibilité d'assurer une continuité d'alimentation sur certains circuits en cas de coupure (si l'onduleur le permet), et une énergie stockée qui vous appartient sans abonnement.
Ses limites : un investissement initial élevé, une durée de vie exprimée en cycles, un rendement de charge-décharge qui n'est jamais de 100 %, et un local ou un emplacement technique adapté (ventilation, température, sécurité incendie).
03 —
La batterie virtuelle : un contrat, pas un équipement
La batterie virtuelle ne stocke rien physiquement. Le surplus injecté sur le réseau est comptabilisé par un opérateur (MyLight Systems / MyLight150, Urban Solar Energy et d'autres), qui vous restitue l'équivalent en kWh lorsque vous consommez plus que vous ne produisez. C'est un mécanisme de compensation, encadré par un abonnement mensuel.
Aucun matériel de stockage à installer, donc aucun investissement supplémentaire ni contrainte de place. La « capacité » est en pratique illimitée : tout le surplus est valorisé, y compris le pic de production de l'été.
Les points de vigilance sont contractuels. Les taxes et contributions sur l'électricité restituée (TURPE, accise, TVA) restent généralement dues : le kWh « repris » n'est pas totalement gratuit. L'abonnement est souvent proportionnel à la puissance installée ou au volume stocké. Enfin, le contrat vous engage sur une durée et un opérateur, et la restitution est en principe limitée à votre consommation propre : la batterie virtuelle n'est pas un placement.
À noter aussi : en cas de coupure réseau, une batterie virtuelle n'apporte strictement rien, puisqu'elle dépend du réseau pour fonctionner.
04 —
Comparer sur les bons critères
La comparaison ne se joue pas sur le prix affiché mais sur le coût réel du kWh récupéré. Pour la batterie physique : investissement divisé par le nombre de kWh restitués sur sa durée de vie. Pour la batterie virtuelle : abonnement annuel plus les taxes payées sur les kWh repris, rapporté au volume effectivement récupéré.
Le profil de consommation pèse tout autant. Si vous consommez déjà l'essentiel de votre production en direct (télétravail, ballon d'eau chaude piloté, voiture électrique rechargée la journée), le surplus à valoriser est faible et aucune des deux solutions ne se justifie vraiment : mieux vaut d'abord travailler l'autoconsommation directe.
Enfin, l'horizon compte : la batterie physique est un actif qui se déprécie mais qui reste à vous, la batterie virtuelle est un service que vous payez tant que vous en bénéficiez.
05 —
Notre approche chez EPB_elec
Nous partons systématiquement de vos données réelles : puissance installée ou envisagée, courbe de consommation, présence dans le logement en journée, équipements pilotables, projet de véhicule électrique. C'est cette analyse qui détermine s'il faut stocker, et comment.
Dans beaucoup de cas, la meilleure première étape n'est ni l'une ni l'autre : optimiser le pilotage des usages permet de gagner plusieurs dizaines de points d'autoconsommation à coût maîtrisé, avant d'envisager un stockage.
EPB_elec est installateur qualifié RGE QualiPV et intervient depuis Serris sur le Val d'Europe et toute la Seine-et-Marne.
Pour aller plus loin
Ressources liées
FAQ
Questions fréquentes
La batterie virtuelle est-elle vraiment gratuite ?
Non. Elle repose sur un abonnement mensuel, et les kWh restitués supportent généralement les taxes et l'acheminement (TURPE, accise, TVA). Le stockage est gratuit, la restitution ne l'est pas totalement.
Une batterie physique est-elle rentable en France ?
Cela dépend du volume de surplus, du prix du kWh et de votre profil de consommation. Elle devient intéressante quand une part significative de la production part sur le réseau et que la consommation est concentrée en soirée. Une étude chiffrée est indispensable avant d'investir.
Peut-on cumuler batterie physique et batterie virtuelle ?
Techniquement oui : la batterie physique absorbe le surplus quotidien, la virtuelle valorise ce qui déborde. Mais l'intérêt économique est rarement démontré, l'abonnement venant s'ajouter à un investissement déjà amorti sur la durée.
La batterie virtuelle fonctionne-t-elle en cas de coupure de courant ?
Non. Elle dépend entièrement du réseau. Seule une batterie physique associée à un onduleur compatible permet d'alimenter certains circuits pendant une coupure.
Un projet à étudier ?
EPB_elec accompagne les professionnels de Serris, du Val d'Europe et de toute la Seine-et-Marne.
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